DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.436

Il a le plus vif désir d’assister à sa première communion, mais il faut pour cela qu’il arrive le lundi matin. – Ses conditions.

DR03_436
1589
DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.436
Orig.ms. AC R.A.; D’A., T.D. 35, n. 1, p. 6.

[Lavagnac, 8 ou 9 avril 1861](1).
8 apr 1861
Lavagnac
*Soeur Camille-Stanislas.*

Ma chère fille,

Votre lettre me donne le plus vif désir d’aller à votre première communion(2), mais pour la faire un lundi, il faut que j’arrive à 8 heures du matin ou que je manque la messe le dimanche. Le seul moyen que nous puissions nous entendre est: 1° pour prouver votre persévérance dans l’idée, de m’écrire une lettre de quatre pages tous les jours; 2° de consentir à ce que la cérémonie ait lieu aussitôt après que je serai descendu du wagon, sauf le temps de me faire la barbe. Examinez si ces conditions vous vont et faites-moi part de vos réflexions.

Adieu, ma fille. Tout vôtre, dans l’attente d’une magnifique correspondance de votre part.

1. La destinataire a ajouté *Lavagnac, 25 avril 1861*. Le 7 (lettre à Vincent de Paul Bailly), le P. d’Alzon projetait encore d’arriver à Paris le 1er mai. Le 13, il écrit au même: « il paraît qu’il me faut être le 29 à Paris ». Si notre lettre, où l’on voit s’élaborer le projet d’arriver à Paris le matin du 29, a bien été écrite de Lavagnac, il faut la dater du 8 ou du 9 avril, le séjour du P. d’Alzon à Lavagnac s’étant terminé le 9. 2. La première communion des petites filles du pensionnat d’Auteuil.