Ma chère fille,
Votre lettre me donne le plus vif désir d’aller à votre première communion(2), mais pour la faire un lundi, il faut que j’arrive à 8 heures du matin ou que je manque la messe le dimanche. Le seul moyen que nous puissions nous entendre est: 1° pour prouver votre persévérance dans l’idée, de m’écrire une lettre de quatre pages tous les jours; 2° de consentir à ce que la cérémonie ait lieu aussitôt après que je serai descendu du wagon, sauf le temps de me faire la barbe. Examinez si ces conditions vous vont et faites-moi part de vos réflexions.
Adieu, ma fille. Tout vôtre, dans l’attente d’une magnifique correspondance de votre part.

