DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.539

Il a promis à N.S. d’être pour elle ce qu’il désirait que N.S. fût pour lui. – Un mariage à arranger. – Sait-elle si vraiment le gouvernement veut faire partir Mgr de Nîmes?

Ma chère fille,

Je regrette de n’avoir pu hier vous dire complètement les pensées, que j’ai eues par rapport à vous pendant ma retraite. Je vous aurais ajouté que j’avais promis à Notre-Seigneur d’être pour vous ce que je désirais qu’il fût pour moi. Il me semble que vous devez être contente, quelques torts que j’aie à vous reprocher.

Maintenant, une commission. M. le baron Guiraud, fils de l’académicien(2), élève de M. Dupanloup, jouissant de 20.000 francs de rente, désire se marier avec une personne chrétienne dans le sens sérieux du mot, ayant 400.000 à 500.000 francs de dot. Avez-vous quelque chose de ce genre? Savez-vous s’il est vrai que le gouvernement veuille faire partir Mgr de Nîmes d’ici(3)?

Adieu en toute hâte.