Vous m’écrivez une trop bonne lettre, ma chère fille, pour que je ne vous en remercie pas. Courage! Vous êtes dans la bonne voie, vous commencez à séparer Eulalie la sage d’Eulalie la folle, et la seconde commence à être obligée de marcher droit. Que voulez-vous de plus? Vous avez raison, il est bon de savoir sentir. Où serait autrement le mérite de la souffrance?
Je prie bien pour vous et pour votre malade. Que Dieu a été bon pour vous! Allons, vous voilà obligée d’être une perfection. Il faut que Mme de Mérignargues soit ce qu’elle est, pour donner un peu plus de prix à la vertu de sa fille.
Adieu, ma chère enfant. Tout vôtre en N.-S.

