Mon bien cher ami,
Les 6.000 francs réclamés par le P. V[incent] de P[aul] en mon nom ont été prêtés pour Clichy à la supérieure g[énéra]le par Madame d’Escures. Elle me les a réclamés, quand Madame la supérieure lui a eu dit qu’elle ne se mêlait plus de nos affaires d’argent. Veuillez en parler à celle-ci. Madame d’Escures les réclame, et je fais assez d’emprunts pour ne pas être forcé à en faire un nouveau pour couvrir les dettes de Clichy. Nous refusons des novices, parce que nous ne savons où prendre pour nourrir le noviciat. Je vous conjure de demander à la supérieure g[énéra]le des explications sur la dette d’Escures. Il faut absolument que nous sachions où nous en sommes(1).
Le P. Vincent de Paul ne tarit pas d’admiration sur le développement oratoire opéré chez vous. Si le projet des premières communions de Londres se réalise, pourrait-on songer à y mettre le P. O’Donnell? Je propose le P. Raphaël et le P. Jean-Baptiste. J’aurais bonne envie de vous y envoyer pour commencer l’installation pour quelques mois(2). Croyez-vous que cela fût possible? Causez-en avec la supérieure.
Le P. V[incent] de P[aul] est venu passer la journée pour causer chiffres. Ce n’est pas gai(3).
Tout à vous.

