Cher ami,
Vous êtes un curieux personnage, mais je vous avoue que la crainte de vous faire de la peine n’est entrée pour rien dans le refus très net que je vous ai fait d’accepter votre démission(1). Vous avez fait du bien, vous en faites et vous en ferez. Ma conviction est que si l’Assomption comme collège subsiste à Nîmes, on vous le doit. Pourriez-vous faire mieux? C’est possible. D’autres eussent-ils fait mieux? Ce n’est pas probable. Laissez-moi donc de côté vos idées. On vous soutiendra, pourvu que vous ne finassiez pas. Voyez quel homme insupportable je suis(2).
Adieu, car je suis un peu fatigué. A mercredi matin. Totus tibi.

