Cher ami,
M. Picard a pour vous 2.000 francs; par conséquent, vous n’avez qu’à tirer sur lui pour ce qui vous est nécessaire. Vous irez doucement, et Dieu ne nous abandonnera pas. Les détails sur le cancan Saisy-Viard-d’Albiousse est ravissant et m’a bien diverti(1). La légion romaine sera un excellent contre-poids.
Pécoul, secrétaire d’ambassade à Madrid, élève de Clichy, camarade de votre frère, veut une croix pontificale. Il vous écrira, faites quelque chose pour lui. Il est affligé de cinq millions de fortune, est excellent chrétien et fait beaucoup de bonnes oeuvres. Quant à la conversation du P. Freyd, elle a un grand intérêt, j’en parlerai à l’évêque(2).
Adieu. Je suis un peu pressé, mais écrivez-moi. Vos lettres me font un bien immense. Totus tibi.

