Cher ami,
Ci-joint une lettre du P. Vincent de Paul. Je retourne ce soir à Nîmes. Veuillot est malade depuis quatre semaines. Quant à Lyon, je verrai en passant. J’espère trouver trois Oblates à Lyon; nous verrons. Je vous plains de vos froids, ici l’hiver semble vouloir commencer. Je cède la plume au P. Picard.
Le P. d’Alzon me cède la plume et sa place; il part pour Genève, après avoir fait ici le plus grand bien. Sa retraite a été suivie et a produit une grande impression(1). C’est une fondation, et désormais nous aurons notre retraite à la rue François Ier, comme les Jésuites ont la leur au Sacré-Coeur. Notre cher Père part enchanté de ce qu’il a vu à Paris et à Arras; il comprend la possibilité de prendre une très belle position; nous avons tout pour cela. Mgr Mermillod pourra nous y aider en venant loger chez nous dans ses voyages à Paris. Le temps est dilapidé, il faut pourtant l’employer. Le carême de Saint-Paul vient m’absorber; je vous dis adieu, après vous avoir prié de vous charger de 100 messes que le P. Augustin ne pourra acquitter.
Adieu. Tout à vous.

