DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 208

Rhumatismes – Une vocation possible – Varia.

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DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 208
Orig.ms. AC O.A.; Photoc. ACR, AH 414; D’A., T.D.30, n.261, pp.56-57.

Rome, 18 février [18]70.
18 feb 1870
Rome
*Madame la supérieure des Oblates.*

Eh! bien, mon enfant, vous avez un rhumatisme à la main. Je vois qu’il nous faudra aller ensemble à Lamalou. J’en ai un à l’épaule, mais moi à gauche, ce qui ne m’empêche pas d’écrire, vous à droite, ce qui paralyse vos doigts. Je vois bien que vous n’avez rien à dire, mais patience, je vous le rendrai quand je retournerai en France. Priez bien pour une demoiselle de vingt-neuf ans(1), qui est, je le suppose, assez disposée à venir aux Oblates. Le bon Dieu semble me l’avoir envoyée tout exprès. Je l’ai déjà vue assez longuement. Elle est libre: pas de parents, un frère, religieux Oblat de Marie. Elle vient de vendre une propriété que lui avait laissée son père et l’attrait de toute sa jeunesse a été pour les missions étrangères.

Le concile va mieux que je n’osais l’espérer. Monseigneur semble se remonter. Le temps se gâte; hier, il a plu. Je comptais sortir, j’ai peur d’avoir de la pluie. Vous verrez que je sais parler de la pluie et du beau temps. Ah! Marie, pourquoi êtes-vous muette? Et Louise, que devient-elle?

On me dérange. Adieu.

1. Aline de La Farge (v. *Lettre 3901).