DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 420

Les orateurs du concile sont ennuyeux.

DR08_420
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DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 420
Orig.ms. ACR, AG 274; D’A., T.D.27, n.269, p.223.

[Rome, 11 juin 1870].
11 jun 1870
Rome

Cher Père Vincent de Paul,

Je reçois les nouvelles que vos cendres m’envoient. Elles sont bien aimables vos cendres, mais les orateurs du concile sont bien ennuyeux(1). Si je les répandais (vos cendres) sur leurs têtes, je les rendrais peut-être très intéressants. Quels miracles! Enfin, à la garde de Dieu! Faut-il vous envoyer une urne cinéraire?

Aujourd’hui, au concile, Callot disait des excentricités. On riait. Il s’est arrêté pour dire: Murmuria vestra non sunt digna, non impedient veritatem. Callot est devenu plus rouge, et on a ri plus fort(2). Pas autre chose, sinon que d’Albiousse, je crois, touche au terme de ses voeux. Addio.

1. Vincent de Paul a prétendu « n’être plus qu’un foyer sans feu, une cendre qui donne une étincelle encore au moment où on la remue et se voile aussitôt… et quand on est comme cela […], on est éteint et suivant la grande leçon que vous me répétiez d’après Mme votre mère, on s’en va un quart d’heure avant d’ennuyer » (8 juin). 2. La phrase est bien dans le compte-rendu mais le sténographe, évitant charitablement de parler de rires, a simplement noté *rumores iterantur* (MANSI, 52, c. 619).