DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 476

Débandade gallicane – Je serais ravi de vous revoir à Nîmes ou au Vigan.

Je reçois votre lettre du 7-9 juillet. Décidément la séance paraît fixée au 17, mais ce ne sera qu’à condition d’une séance vendredi ou matin ou soir. On m’assure que Paris part. Déjà la débandade gallicane commence, malgré un discours furibond de Dupanloup aux évêques français leur disant qu’il ne suffit pas de croire ou de ne pas croire à l’infaillibilité, mais qu’il s’agissait de croire à l’inopportunité pour dire: non placet. Plusieurs s’y sont laissés prendre. Toutefois Autun, Dijon, Luçon(1) seraient passés à de meilleurs sentiments. Je crois qu’ils partiront le samedi et iront dire la messe du dimanche à Florence. Leur fureur contre le Pape dépasse toutes les bornes.

Quant à moi, si vous préférez venir passer huit jours au Vigan, j’en serai ravi. La petite supérieure ne vous en fera pas les honneurs, parce qu’elle sera aux eaux, mais vous pourrez y avoir une fraîcheur dont, pour ma part, j’ai le plus grand besoin. Ainsi ou à Nîmes, où à partir du 25 je pourrai vous offrir deux heures par jour, ou au Vigan, à votre choix. Alors je pourrai vous répondre à toutes vos questions.

Mille et mille fois tout vôtre, ma chère fille. Je prie bien sainte Catherine de Sienne pour notre chère malade(2). Je me recommande à vos prières. Merci de votre petite image.