DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 495

Il est plus utile que vous restiez à Paris – Le P. François – Résurrection catholique.

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DERAEDT, Lettres, vol.8 , p. 495
Orig.ms. ACR, AE 355; D’A., T.D.25, n.355, p.303.

Nîmes, le 24 août 1870.
24 aug 1870
Nîmes
Evêché|de Nîmes

Mon cher ami,

Je crois très sérieusement plus utile que vous restiez à Paris. Comment voulez-vous que le P. Pernet accompagne des condamnés au supplice? Et puis, avec le P. V[incent] de P[aul] il peut aller tout doucement(1). Vous, au contraire, vous pouvez donner à Paris des conseils dont il est incapable. J’ai fait votre attestation(2). Seulement, [le] Fr. Paul ne me l’a pas recopiée.

Nous sommes un peu sur les dents, depuis l’indisposition du P. François, qui prend le chemin d’une fièvre typhoïde, au dire du Père Laurent. Savez-vous que la situation en France me paraît bien belle pour les catholiques, s’ils savent en profiter? J’estime qu’il y a là une véritable résurrection, mais qu’il faudrait utiliser ce mouvement providentiel. Ici les protestants sont de plus en plus prussiens; c’est à faire peur.

Adieu, cher ami. Dites à nos aumôniers, si vous pouvez leur écrire, que je ne leur écris pas, parce que j’ignore le moyen de leur faire parvenir mes lettres. Prions beaucoup et ayons confiance en Dieu.

Et Frère Claude?
1. Il y a une dizaine de jours que les PP. Pernet et Bailly ont quitté Paris mais il avait été convenu que s’ils réussisaient à s’installer à Metz, Pernet reviendrait à Paris et les autres partiraient (Picard à Alzon, 13 août). Les événements n’ont pas permis de suivre ce plan. 2. Une lettre d’obédience constatant qu’il était supérieur de la maison de Paris et qu’il partait en règle (demandée par Picard le 20 août).