DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 304

Le P. Hippolyte et le noviciat – La pension du Fr. Jules – Varia.

Mon cher ami,

Ne prêchez pas, si vous ne pouvez pas prêcher; mais soignez-vous pour l’amour de Dieu. Vous pouvez sans prêcher faire beaucoup de bien. Pourriez vous, au printemps, passer quelque temps au Vigan? Cela me semble indispensable. Le P. Hippolyte est de moins en moins maître des novices. Je le déplore, mais c’est ainsi. Si l’évêque nomme un curé qui ait le sens commun, je le retire du Vigan. Il se mêle de choses excellentes, mais qui ne sont pas le fait d’un noviciat. Ceci est l’appréciation du P. Alexis, du P. Emmanuel, du P. Desaire et de bien d’autres, sans parler de moi.

N’était-il pas entendu que Frère Jules aurait sa pension payée par Paris? Il n’a pas reçu un sou, et je vais le faire revenir dans cinq ou six jours. Si j’avais su, je l’aurais rappelé avec le P. Paul que sa santé oblige à quitter Rome et qui arrive aujourd’hui(1). Les détails sur M. de Charette sont on ne peut plus intéressants(2). Quant à ce que vous me dites des charpentiers(3), c’est triste, mais je le comprends. Il faut évangéliser le peuple.

Adieu, cher ami. Point de nouvelles, sinon que nous allons assez bien et que le Père Joseph Maubon(4) est prêtre depuis dimanche. Mille fois vôtre en N.-S.