Mon bien cher ami,
Laissez-moi vous dire la tristesse profonde que j’éprouve, en voyant votre nom uni à ceux des partisans de la fusion. Quant à moi, j’aperçois très facilement l’arrivée du comte de Paris, passant au nom de la souveraineté nationale sur le corps du comte de Chambord. Dans cette prévision, ce n’était pas la peine d’aller à Lucerne. Dans tous les cas, tenez pour sûr que bon nombre de légitimistes préféreront la République honnête à la monarchie bâtarde qui semble le rêve de plusieurs (1).
Bien tristement à vous.

