DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 306

15 feb 1872 Nîmes BARAGNON_NUMA

La fusion.

Informations générales
  • DR09_306
  • 4550
  • DERAEDT, Lettres, vol.9 , p. 306
  • Orig.ms. ACR, AL 31; D'A., T.D.34, n.30, p.164.
Informations détaillées
  • 1 MONARCHIE
    1 POLITIQUE
    1 REPUBLIQUE
    1 ROYALISTES
    1 TRISTESSE
    2 CHAMBORD, COMTE DE
    2 ERNOUL, EDMOND
    2 HANOTAUX, GABRIEL
    3 ANVERS
    3 LUCERNE
    3 PARIS
  • A MONSIEUR NUMA BARAGNON
  • BARAGNON_NUMA
  • Nîmes, le 15 février 1872.
  • 15 feb 1872
  • Nîmes
  • Evêché|de Nîmes
La lettre

Mon bien cher ami,

Laissez-moi vous dire la tristesse profonde que j’éprouve, en voyant votre nom uni à ceux des partisans de la fusion. Quant à moi, j’aperçois très facilement l’arrivée du comte de Paris, passant au nom de la souveraineté nationale sur le corps du comte de Chambord. Dans cette prévision, ce n’était pas la peine d’aller à Lucerne. Dans tous les cas, tenez pour sûr que bon nombre de légitimistes préféreront la République honnête à la monarchie bâtarde qui semble le rêve de plusieurs (1).

Bien tristement à vous.

E. D'ALZON.
Notes et post-scriptum
1. Numa Baragnon travaillait avec d'autres députés à la rédaction d'un programme ("programme du 17 février 1872") destiné à faire l'unité de la droite légitimiste et orléaniste. Ce programme n'attint pas son but et les termes n'en furent d'ailleurs connus que dix-huit mois plus tard, quand les espérances monarchiques se furent effondrées. Baragnon et un autre député légitimiste modéré, Edmond Ernoul, se rendirent le 18 février à Anvers où le comte de Chambord était descendu à l'*Hôtel Saint-Antoine*. Ils virent le prétendant mais ils renoncèrent à lui présenter le programme qu'ils venaient d'élaborer, tant il restait intransigeant sur la question du drapeau (HANOTAUX, *Histoire de la France contemp.*, I, pp. 390-396).