Bien cher ami,
Ci-joint une lettre du P. Galabert. Il y a onze ans que je vous ai prêté, au dire du P. Hippolyte, 89.000 francs, ou plutôt 92.000 francs; ils devaient être remboursés en quatre ans. Je n’ai touché ni un sou du capital, ni l’intérêt annoncé au Chapitre. Je ne m’en plains pas, mais après onze ans, croyez-vous que le Père Galabert doive attendre encore? Je lui ai cédé tous mes droits(1). Vous comprenez que, puisque vous m’avez dit avoir 50.000 francs pour votre chapelle et que Madame la supérieure doit avoir 40.000 francs pour bâtir où vous êtes, je vous laisse faire ce que vous voudrez où vous êtes, mais que je m’opposerai à ce qu’un sou des propriétés de Clichy(2) passe ailleurs qu’au remboursement du P. Galabert. Je n’y suis pas revenu depuis trois ans, mais aujourd’hui il importe de bien rétablir la situation.
Je suis très content de ce que vous m’écrivez sur vos conférences au sujet du Congrès. Il y a ici une vraie résurrection catholique. Les pèlerinages se multiplient dans le Midi. J’attends le Fr. Paulin que je congédierai au plus tôt(3). Le Père Germer est souffrant et s’hébète. Nous sommes sur les dents. Demain, grand comité de Notre-Dame de Salut au Prieuré. Faites prier, pour que l’on vende bien ce que je veux faire vendre encore pour payer les dettes du collège.
Adieu, et tout vôtre.

