DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 11

Le P. Désaire – Mort d’Edmond d’Alzon – La caisse de la maison-mère – Le P. François et le Fr. Etienne.

DR10_011
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DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 11
Orig.ms. ACR, AF 33; D’A., T.D.26, n.423, p.26.

[Nîmes] Lundi, 13 janvier 1873.
13 jan 1873
Nîmes

Cher ami,

Si le P. Desaire arrive, il sera reçu à bras ouverts. Je pars pour quelques heures: M. Edmond d’Alzon(1), mon cousin, est mort presque subitement. Mais je serai à Nîmes mercredi, à midi ou à 6 heures au plus tard. Il viendra dans notre donjon(2).

Faites des quêtes pour nous, mais le besoin n’est pas imminent; nous avons mon traitement de janvier. Seulement, il faut sérieusement s’occuper de la caisse de la maison-mère. Le P. Hippolyte aurait dû venir aujourd’hui; je n’ai pas entendu dire qu’il ait paru. Il faudra mettre le P. François à Arras, croyez-le, après lui avoir lavé la tête; mais souvenez-vous qu’il est faux par faiblesse et suffisance. Il a quelque chose de faussé par le sentiment de son importance. Tenez compte de tous ces sentiments. Ce dont il a besoin, c’est d’être paternellement humilié. Adieu. Prions Dieu.

Je ne sais où est l’illustre Fr. Etienne, mais il faudra bien qu’il vienne à résipiscence, à moins qu’il ne soit fou. Adieu, et tout vôtre.

E.D’ALZON.

Si le P. Desaire n’est pas parti, faites-lui bien observer que je lui ferai faire une retraite; mais que s’il veut nous rester, il faut qu’il change entièrement. Si le P. Desaire est à Paris, dites-lui que je ne lui écris pas, parce que je vais monter en chaire (3).

1. Jean-Marie Edmond d’Alzon, petit-fils de Jean-Louis, frère aîné du père du P. d’Alzon. 2. Au Mont Duplan. C’est cette maison que le P. d’Alzon appelle maintenant la « maison-mère ». 3. Pour sa troisième conférence à la cathédrale (S.V.). Le P. d’Alzon avait inauguré ces conférences sur la « christianisation de la société » à la fin de décembre. La troisième a pour titre : « Les manifestations catholiques ».