Bien cher ami,
Je vous ai fait répondre par le télégraphe. J’avais compté vous arriver dans huit jours, mais puisqu’il est impossible de donner [le] P. Pierre-Baptiste pendant mon absence, je garderai la maison le plus possible. Je vous arriverai vers le 22, mais le 24 je prêche une retraite de trois jours à Saint-Roch, et retournerai le plus vite possible ici(1). Je serai désolé de manquer le Congrès, s’il a lieu à Pâques, mais pas moyen de faire autrement.
Le P. Adrien(2) est parti. Cela s’est bien passé. Le P. Emmanuel lui a fait remettre une lettre décachetée. Il a signifié qu’il ne resterait pas. Le lendemain, lettre annonçant que sa mère était à l’agonie. Le P. Emmanuel a tenu à le faire partir, et à peine chez lui il a reçu une lettre où on l’invite à y rester. Quelle étroite tête!
Adieu. Nous marchons assez bien. Je prêche une retraite(4) et je parle beaucoup de Notre-Dame de Salut. Totus tibi.

