DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 32

A Paris, vers le 22 – Départ du P. Adrien – Je prêche une retraite.

DR10_032
4770
DERAEDT, Lettres, vol.10 , p. 32
Orig.ms. ACR, AF 43; D’A., T.D.26, n.433, p.34.

[Nîmes, vers le 5 mars 1873].
5 mar 1873
Nîmes

Bien cher ami,

Je vous ai fait répondre par le télégraphe. J’avais compté vous arriver dans huit jours, mais puisqu’il est impossible de donner [le] P. Pierre-Baptiste pendant mon absence, je garderai la maison le plus possible. Je vous arriverai vers le 22, mais le 24 je prêche une retraite de trois jours à Saint-Roch, et retournerai le plus vite possible ici(1). Je serai désolé de manquer le Congrès, s’il a lieu à Pâques, mais pas moyen de faire autrement.

Le P. Adrien(2) est parti. Cela s’est bien passé. Le P. Emmanuel lui a fait remettre une lettre décachetée. Il a signifié qu’il ne resterait pas. Le lendemain, lettre annonçant que sa mère était à l’agonie. Le P. Emmanuel a tenu à le faire partir, et à peine chez lui il a reçu une lettre où on l’invite à y rester. Quelle étroite tête!

Adieu. Nous marchons assez bien. Je prêche une retraite(4) et je parle beaucoup de Notre-Dame de Salut. Totus tibi.

1. Il quittera Nîmes le 21 mars et y sera de retour le 8 avril. 2. « Un vieux curé qui voulait se faire jeune assomptioniste » (Vincent de Paul à Galabert, 12 mars). – « Je regrette sincèrement de n’avoir pu comprendre l’esprit de l’Assomption. Mais je n’ai pas mieux été compris par vous », écrira l’ex-Père Adrien à E. Bailly (12 mars). – A propos de l’esprit de l’Assomption, cette réflexion curieuse du P. Raphaël Jourdan dans une lettre au P. d’Alzon : « l’esprit de l’Assomption est bien extraordinaire pour que ceux qui n’y ont pas été formé dans leur jeunesse ne puissent s’y faire… » (28 février). 3. Sans doute aux Enfants de Marie du prieuré (v. *Lettre* 4771).