Mille voeux, mon bien cher Numa, pour vous, votre femme et vos enfants. Je reçois votre lettre à Nice, où les névralgies m’ont forcé à venir chercher du repos. Pays admirable! Figurez-vous que le jour du verglas parisien nous déjeûnions les fenêtres ouvertes. Vous êtes content de profiter de mon cadeau à Louis, vous avez bien raison. C’est réellement un remarquable ouvrage, profitez-en(1). Serrano proclamant Alphonse(2) donnera-t-il au maréchal l’idée de proclamer le duc d’Aumale? Ici, on le dit. Mon Dieu, que le soleil de ce pauvre président a pâli! C’est à peine la lune derrière un brouillard. Adieu, cher ami. Vous me parlez de la bouteille à l’encre, je demande à Dieu de ne pas vous y barbouiller.
Bien tendrement à vous, mon cher ami.

