Mon cher ami,
Je reçois l’avis favorable sur le Fr. Edmond. Je crois comme vous urgent de recourir au Saint-Siège; ce que nous ferons, ou plutôt ce que je ferai pour obtenir dispense de l’absence volontaire(1). Quant au P. Poncelet, je n’ai rien à dire. Il est pieux, édifiant; ses manières, ici, se sont améliorées au point de vue de l’originalité.
Vous aurez 5 novices, dont deux ont fait deux ans de noviciat sous le Père Alexis, depuis le 14 juillet 1873; ils sont charmants tous les deux. Les Constitutions portent que, quand le supérieur général ne nomme pas de socius, le maître des novices en prend un au noviciat. Je vous en offre deux, qui feront ou ne feront pas immédiatement profession, comme vous le voudrez. Vous aurez le Fr. Paul, si vous y tenez absolument; mais le P. Laurent, le P. Brun, le P. Emmanuel et le P. Alexis prétendent que ma combinaison est de beaucoup la meilleure. Ils connaissent depuis longtemps le Fr. Edouard et le Fr. Michel. Je vous enverrai le Fr. Paul; si vous y tenez, vous l’aurez. Ma conscience est forcée de vous dire qu’étant donnés les 5 novices que je vous envoie, qui sont de vrais religieux, ce que vous avez de mieux à faire c’est d’accepter ma proposition.
Madame la supérieure générale me dit(2) que vous comptiez passer un mois à Nice. Les Châteaux m’ont fait un tel bien que je vous offre de tenir le noviciat pendant votre absence. Je n’irai certainement pas à Nice cette année-ci.
Totus tibi.

