Cher ami,
Le Fr. Thomas m’écrit une série de lettres absurdes. Il semble dans la dernière consentir par grâce à venir au noviciat. Etablissez bien avec lui:
1° Que s’il n’avait pas fait de voeux, nous ne le garderions pas, mais qu’à la différence de sa manière de voir, les voeux sont pour nous chose très sérieuse;
2° Que le noviciat doit être pour lui un lieu qu’on lui accorde par grâce. Il dit que s’il était allé ailleurs, il serait prêtre. Oui, s’il eût payé son séminaire, au moins la première année, et les autres dépenses d’instruction. Dans tous les cas, s’il vient, on a l’intention de l’entretenir et de le faire étudier. Dites cela devant Mme Durand(2) et ajoutez qu’il est pénible de discuter ces choses et que le premier qui aborde de pareilles questions ne peut le faire qu’avec de mauvaises dispositions.
Etablissez qu’il est allé à Alais sans permission, ce qui est une grave désobéissance. Maintenant je ne tiens pas, ni le P. Picard ne tient à ce qu’il soit au noviciat; il a en ce moment un trop mauvais esprit.
Seconde affaire. Le P. Raphaël est dans une fichue position. Après avoir consulté ici, il faudra traiter l’affaire au Chapitre; mais il y a une somme qui presse. Voici la note, il s’agit de 825 francs. Voyez si M. Picard peut les envoyer.
Ici chaleurs architorrides. On se croirait au Congo. Mille fois vôtre.
E.D’ALZON.
Et dire que je commence ce soir une retraite à Auteuil(3)!

