Cher ami,
Nous apprenons par télégramme la mort de l’abbé Sauvage(1). Veuillez être assez bon pour dire à son frère, s’il est encore à Nîmes, combien je prends part à sa douleur. Il faut bien, en effet, compter sur la Providence(2). Ah! qu’elle est bonne, quand on se fie à elle! Enfin, nous prierons saint Vincent de Paul et nous irons tout doucement. Monseigneur arrivera à Nîmes dimanche; je le suivrai de très près, mais je resterai quelques jours ici.
Le mouvement en faveur de saint Thomas prend d’étonnantes proportions, j’ai peur qu’il ne se brise en chemin. Et il ne faut pas ici attaquer les Jésuites, plusieurs Jésuites se séparent du Collège romain. Au Séminaire français j’aperçois une disposition énergique, dans laquelle le Séminaire pourra souffrir, parce que, comme le P. Freyd, on ne laisse pas aux élèves une certaine facilité pour suivre le cours du P. Zigliara.
Je ne vous écris pas plus long, parce que je suis fatigué. Je vous envoie des lettres contenues dans celles que j’ai reçues de Nîmes.
Adieu et tout a vous.

