Cher ami,
Je compte être à Nîmes lundi soir, à 7 heures, si rien ne dérange mon plan. Vous pourriez venir m’attendre à Tarascon, où je passerai trois quarts d’heure. Enfin, comme il vous plaira. Toutefois je vous écrirai.
J’ai dit la messe pour le pauvre abbé Sauvage. Hélas! qu’il est triste d’avoir rêvé, quand le réveil vient si vite! Sa mort a été très édifiante, dit-on. J’espère que sa maladie lui aura été utile. Je ne sais rien des susceptibilités de l’abbé Huc(1). Je crois être cause de tout par les plaisanteries que je lui ai faites sur sa manière de dire la messe. Laissez le lycée se révolter(2). En a-t-on écrit à l’Univers? Ce serait bien.
Je crois que nos relations avec Zigliara auront divers avantages. Prions, prions pour les alumnats. Les Pères du Saint-Esprit s’arrangent pour faire une oeuvre semblable et ont 400 bouches à nourrir, il est vrai en comptant les théologiens de leur Congrégation. Pour Zigliara, que le P. Laurent garde l’exemplaire que je lui ai prêté, vous pouvez vous servir du mien. J’en apporte un autre, plus celui que l’auteur m’a donné(3).
Adieu et tout vôtre en N.-S.

