Cher ami,
Qu’est-ce que l’abbé Théodore, que j’ai vu chez vous à Paris? N’est-ce pas un faiseur? Il m’a parlé de M. Schorderet (autre paire de manches). De sa conversation il résulte qu’il protège l’oeuvre de Saint-Paul(1). Je le soupçonne d’être un protecteur universel. Mais il y a du bon là-dedans -dans l’oeuvre-. Et l’on pourrait tenter quelque chose. Je vais voir.
Père Joseph m’a écrit. Il m’envoie cinquante pauvres excuses. Avec une j’en avais assez. Plus de larmes! Je n’en veux pas. Toujours coeur de beurre. Enfin, il réussit. Que Dieu l’en bénisse!
Je vous félicite de votre chapelle(2), j’irai alors vous voir, vers la fin de mars. Vous partirez en avril; moi, je vous prendrai où vous désirerez. J’irai voir le card[inal] Parocchi. Avez-vous remarqué sa présence auprès du Pape, à son fameux discours aux professeurs du Collège Romain(3)? C’est précisément celui à qui je m’étais adressé, pour faire réintroduire la doctrine de saint Thomas dans le susdit collège. Il m’avait demandé le secret. Je l’ai gardé, mais à présent que c’est fait, je suis libre.
Adieu, et tout vôtre.

