DERAEDT, Lettres, vol.13 , p. 277

Les merveilles de la pauvreté et de la charité – Je ne vaux pas la millième partie de votre petit doigt – Que le P. Picard se soigne.

Cher ami,

Que Dieu soit béni de ce que vous m’écrivez! J’en ai la joie au coeur. Dieu est bien bon de se servir de vos filles. Dites-leur qu’elles me procurent un immense bonheur. Qu’elles continuent en étant fidèles à leur esprit. Voilà les merveilles de la pauvreté dans la charité. Continuez, accroissez vos filles et allez aux pauvres pour les évangéliser. C’est la grande marque donnée par Notre-Seigneur. Je vous baise les pieds, car je ne vaux pas la millième partie de votre petit doigt(1).

Dites au P. Picard que je le félicite bien sincèrement de pouvoir rester à Paris. C’est, au dire du P. Vincent de Paul, ce qu’il a de mieux à faire. Qu’il se soigne, je l’exige, et cela en conscience(2). Dites-lui encore que tout le monde s’entend à merveille. Ce bon Père voit de ses yeux que nous n’avons pas changé un iota à ce qui avait été convenu avec le P. Picard(3).

Mes souvenirs à la petite Mère(4). Totus tibi.