Cher ami,
Que Dieu soit béni de ce que vous m’écrivez! J’en ai la joie au coeur. Dieu est bien bon de se servir de vos filles. Dites-leur qu’elles me procurent un immense bonheur. Qu’elles continuent en étant fidèles à leur esprit. Voilà les merveilles de la pauvreté dans la charité. Continuez, accroissez vos filles et allez aux pauvres pour les évangéliser. C’est la grande marque donnée par Notre-Seigneur. Je vous baise les pieds, car je ne vaux pas la millième partie de votre petit doigt(1).
Dites au P. Picard que je le félicite bien sincèrement de pouvoir rester à Paris. C’est, au dire du P. Vincent de Paul, ce qu’il a de mieux à faire. Qu’il se soigne, je l’exige, et cela en conscience(2). Dites-lui encore que tout le monde s’entend à merveille. Ce bon Père voit de ses yeux que nous n’avons pas changé un iota à ce qui avait été convenu avec le P. Picard(3).
Mes souvenirs à la petite Mère(4). Totus tibi.

