Ma chère fille, Une retraite où je prêche sans cesse, et la mort d’une de mes parentes, qu’il m’a fallu administrer et de l’enterrement de laquelle il faut que je m’occupe, m’a empêché de vous répondre sur-le-champ.
La Providence se déclare, il faut accepter les faits.
Je puis faire parler en votre faveur à Rome[2], ou par le card[inal] Fornari, ou par l’abbé Gaume, qui est parti depuis avant-hier[3], ou par l’abbé Bouix, ou, s’il le faut, j’irai au printemps. Pourriez-vous me dire si le duc de Mecklembourg, grand capitaliste, est en ce moment bien dans ses affaires? Il s’agit d’une Compagnie qui voudrait traiter avec lui pour les chemins de fer des Etats pontificaux. Je suis très fatigué et la main me tremble. J’annonce au P. Laurent un nouvel élève, le fils du baron Huc, représentant de l’Hérault. Adieu.

