Mon Très Révérend Père,
Ne suis-je pas importun en venant vous demander si le propre nîmois, que vous avez eu la bonté d’examiner, sortira sans trop de corrections de vos mains? Monseigneur ira peut-être à Rome sous peu et serait bien aise de se faire précéder de l’envoi de ce propre, afin de pouvoir l’emporter à son retour. Mille pardons, mon Révérend Père, mais vous comprenez mon motif.
J’apprends avec peine que l’évêque de Montauban est assez gravement malade[1]. Il serait bien douloureux de perdre un prélat qui, depuis quelque temps, a pris une si belle position dans la question romaine.
Veuillez agréer, mon Très Révérend Père, l’hommage de mes sentiments les plus respectueux et les plus dévoués.

