Votre lettre, mon enfant, m’attendait depuis q[uel]q[ues] jours. Que je vous plains au milieu de vos souffrances! Dieu vous offre une voie dure, mais quel bonheur de lui donner quelque chose! Ah! croyez-moi, mon enfant, si vous êtes victorieuse dans la crise que vous subissez, — et il dépend de vous de vaincre –, vous pouvez aller bien haut dans la perfection. Que je voudrais voir ma fille se donner à Dieu et s’élever, de sacrifices en sacrifices, à tout ce que Notre-Seigneur lui demande! Mon enfant, je vous en prie, soyez une sainte.
M. Barnouin vous écrit pour les affaires de notre petite oeuvre; moi je ne veux vous parler que de vous. Arrivez-vous? M’attendez-vous?
Adieu, ma chère fille. Je me figure qu’il y a dans votre âme quelque chose qui doit se consommer un plus pour Dieu. Je plains vos yeux d’avoir à me lire[1]. Tout à vous en Notre-Seigneur. Mille bonnes choses à Louise.

