Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.503

Encouragement dans un moment d’épreuve.

T1-503
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Touveneraud, LETTRES, Tome 1, p.503
Orig. ms. ACR, AM 119; D’A., T.D. 37, n.9, p.89.

[1854].
1854
Mlle Combié.

Votre lettre, mon enfant, m’attendait depuis q[uel]q[ues] jours. Que je vous plains au milieu de vos souffrances! Dieu vous offre une voie dure, mais quel bonheur de lui donner quelque chose! Ah! croyez-moi, mon enfant, si vous êtes victorieuse dans la crise que vous subissez, — et il dépend de vous de vaincre –, vous pouvez aller bien haut dans la perfection. Que je voudrais voir ma fille se donner à Dieu et s’élever, de sacrifices en sacrifices, à tout ce que Notre-Seigneur lui demande! Mon enfant, je vous en prie, soyez une sainte.

M. Barnouin vous écrit pour les affaires de notre petite oeuvre; moi je ne veux vous parler que de vous. Arrivez-vous? M’attendez-vous?

Adieu, ma chère fille. Je me figure qu’il y a dans votre âme quelque chose qui doit se consommer un plus pour Dieu. Je plains vos yeux d’avoir à me lire[1]. Tout à vous en Notre-Seigneur. Mille bonnes choses à Louise.

1. La maladie du P. d’Alzon, en mai 1854, aura eu, entre autres effets, d’altérer son écriture, au point que l’on peut dater ses manuscrits de part et d’autre de cette épreuve de santé.