Mon cher enfant,
Je reçois votre lettre. Dites au Fr. Marie-Joseph que je lui ordonne de se bien porter. Le miracle pour ma santé n’est pas fait; vous le voyez par mon écriture. Que le Fr. Marie [-Joseph] ne s’attribue donc aucun mérite là- dessus. Le rétablissement de vos forces me comble de joie. Je songeais à vous rappeler. Je suis ravi de vous laisser encore là-bas. J’ai écrit à Mgr de Mérode pour obtenir la permission de commencer notre noviciat régulier. Je vais en écrire un mot à M. Chaillot(1).
Je vais partir pour Nîmes. Adressez-y désormais vos lettres. Je vais faire proposer au c[ardinal] d’Andrea par M. Chaillot d’être le protecteur de notre petite Communauté naissante. Je m’occuperai aussi des dimissoires de tous nos Frères.
Je suis un peu fatigué. Adieu. Passons saintement ces fêtes de Pâques.
Milles tendres choses à tous.
E. D’ALZON
Vous aurez vu le P. Moreau quand cette lettre vous arrivera. Soyez bon et respectueux avec lui mais pas trop empressé(2).

