Fils chéri,
Votre lettre me comble de joie(2); pourvu qu’elle soit vraie! Quoi, vous êtes réguliers, vrais religieux, humbles, charitables, ouverts, c’est trop bien. Cela durera t-il? Dieu sait si je le souhaite. Qu’on parle ou qu’on ne parle pas de nous, qu’importe, pourvu que nous soyons des saints agréables à Dieu. Qu’on se mette au cérémonial le mieux possible et qu’on m’en envoie une copie. Envoyez-moi aussi un peu de cette charité qui règne parmi vous, afin que je la communique, si c’est possible. Vous aurez au plus tôt le Fr. Boulet et le Fr. Amédée(3); le P. Brun, sous très peu, je l’espère(4).
Ma santé ne va pas trop mal. Je ne sais si M. Millot a écrit(5). Je le présume; son père avait annoncé le retard qu’il avait mis. Il était en voyage.
Mille choses à tous les Frères. Adieu. Je vous bénis du fond du coeur, où vous avez une bien bonne place.
E. D’ALZON.
Mes hommages au P. Laurent qui ne m’a pas répondu.

