Mon cher ami,
Tandis que Saint-Paul fait sa procession, malgré une menace d’orage, je viens vous dire bonjour. Vous ne feriez pas mal d’acheter un cours de rhétorique et d’en lire quelque chose. Il y a un traité de l’abbé Bautain qui pourra vous être utile; tâchez de l’acheter.
Je crois, en effet, que Clichy a été un peu blessé de certaines choses, mais ce n’est pas à vous que je donne tort(2). Si vous croyez M. Ménard incapable, remerciez-le; tout sera dit. Je suis enchanté d’avoir le Chap[itre] g[énér]al au mois de juillet; je resterai un peu plus à Paris, je n’aurai pas à y retourner pendant les vacances et je pourrai y faire un séjour un peu plus long au mois de janvier.
Poussez à votre réunion sans vous décourager(3). Peu à peu vous vous mettrez au courant de bien des choses. Dites mille tendresses, de ma part, à Mgr de Ségur. Vous ne me dites rien de la demande que la supérieure de Saint-Vincent de Paul, de Nîmes, a fait pour obtenir un secours pour les bains du Grau-du-Roi(4).
Adieu, très cher ami. Courage et confiance! A-t-on envoyé ma lettre à M. Hanesse?. Le P. Laurent ne m’en dit rien(5).

