Touveneraud, LETTRES, Tome 2, p.536

Prendre à coeur sa charge d’économe, mais en toute prudence. -Faire preuve d’optimisme et prêcher l’unité.

Mon cher enfant,

Soignez, je vous en prie, et l’économat et les religieux que vous serez chargé de nourrir(2). Tâchez que les maîtres soient contents de la nourriture. Que de gens l’on prend par la bouche!

Donnez du ton; ayez-en. Prenez votre parti de faire vos efforts pour prouver aux gens que les choses vont bien; surtout prêchez l’unité. Prêchez-la à Cusse; écoutez ses moments de boutade, soyez un peu surnaturel.

Je ne crois pas, en effet, que vous ayez des déficits à redouter, si vous n’en faites pas. Consultez le P. Hippolyte, faites vérifier les comptes très souvent, je l’exige absolument; du reste, je l’en chargerai. Priez M. Hannesse de les vérifier aussi. Souvenez-vous que vous avez à rendre compte au cardinal. Il faudrait, tous les trimestres, lui envoyer le compte-rendu des recettes et des dépenses.

Adieu, je vous embrasse.