Mon cher ami,
Notre rentrée est faite et elle a été assez belle. Nous n’avons toujours qu’un novice. Priez Dieu de nous en donner quelques-uns. Quant à vous, il vous faut un peu de patience, mais évidemment vous réussirez. Tenez bon, ne vous fâchez point et vous verrez que les choses iront bien. Qui connaît le coeur humain sait ces choses, et, à mesure que l’on aura appris vos réformes, les enfants vous arriveront(1).
J’ai fait écrire au P. Cusse, pour savoir s’il avait besoin de messes, ainsi que vous et Pernet. On ne me répond pas. Je vais en distribuer une centaine que j’avais à votre disposition. Il faudrait se souvenir que la pauvreté veut que nous employions tous les moyens de vivre en pauvres. J’espère qu’il n’y a qu’une bourse commune, comme aussi j’espère que vous tenez les chapitres des coulpes. Il faut absolument forcer le bon Dieu à nous venir en aide, par nos efforts à entrer dans cette vie que nous avons peut-être beaucoup trop négligée(2).
Je tiens à avoir le travail du P. Cusse sur le cérémonial; nous le ferons terminer par le P. Galabert(3). Adieu, cher ami. Tout vôtre. Ecrivez-moi. souvent: vos lettres me font le plus grand plaisir.

