Notre-Dame de Salut (1).

Ici je suis entièrement sur le terrain de Notre-Dame de Salut (2). Oui, il faut des prières et beaucoup de prières. Il faut se tourner vers Notre-Seigneur, crier vers lui et ne pas se décourager. Que dirai-je de toutes les prières que la persécution peut faire surgir? Que dire à cet égard, sinon que la prière continue a un poids infini dans les balances divines? Multum valet deprecatio justi assidua: la prière assidue du juste a une valeur immense (Jc 5, 16). C’est l’admirable travail de la communion des saints. Prions et faisons prier, poussons à la prière autant que nous en sommes capables. Cette prière finira par pénétrer les cieux avec celle de Jésus-Christ. Que la mollesse de la vie des chrétiens soit un obstacle à l’action de la miséricorde divine, rien de plus évident. Comment voulez-vous que le cœur de Dieu se laisse toucher par des prières, parties d’âmes plongées dans toutes les recherches de la vie commode et, quelquefois même, dans les plaisirs défendus? Oui, il faut avoir le courage de mener une vie plus sévère, il faut savoir rompre avec une foule de lâchetés, de concessions aux sens, lesquelles, énervant les caractères, nous donnent ces hommes prêts à tout céder à propos des grands intérêts religieux, pourvu qu’ils s’amusent.