Oui, nous allons à Jésus-Christ, nous affirmons Jésus-Christ en face de ceux qui le nient, ou le détestent, ou l’abandonnent; la négation de l’incrédule, la haine de l’impie, le délaissement de l’indifférent ou du traître sont pour nous autant de motifs d’entourer Jésus-Christ d’un amour plus ardent, plus actif, plus tendre et plus solennellement manifesté. En lui nous aimons Dieu, et, quoique indignes, nous proclamons sa divinité; nous aimons l’homme, c’est-à-dire le plus parfait des modèles et le plus tendre des amis; nous aimons l’Homme-Dieu, c’est-à-dire le pacificateur du ciel et de la terre, le docteur de la véritable foi, finis legis Christus (1), l’initiateur au monde surnaturel qui, nous lavant dans son sang, nous transporte par sa puissance et sa miséricorde dans ces sphères supérieures dont aujourd’hui on ne veut plus, parce qu’elles sont le véritable empire d’un souverain dont on ne veut pas davantage à cause même de ses bienfaits. Oui, nous l’aimons parce qu’il nous apporte et la véritable lumière et les véritables biens, nous l’aimons de cet amour des premiers temps de cet amour qui faisait dire à l’Apôtre: ĞSi quelqu’un n’aime pas Jésus-Christ, qu’il soit anathèmeğ (2)
Aller au Christ d’un amour total.

