L’Ami de tous les jours.

Avez-vous un crucifix et comment vous comportez-vous à son égard? D’abord, laissez-moi vous engager à vous en procurer un comme celui des religieuses. Il y a là un certain avantage. Les crucifix trop petits n’inspirent pas beaucoup de dévotion, (à moi du moins); les crucifix trop grands gênent. Si vos robes vous permettent de le porter sur vous, quittez-le le moins possible, mais arrangez-vous de façon que vous puissiez vous en servir, quand vous voudrez: le mettre sur une table, quand vous écrivez; sur vos genoux, quand vous travaillez; – afin de le regarder de temps en temps, et de le baiser; entre vos mains, quand vous vous endormez. Certes, rien n’est plus précieux que la communion fréquente et que l’adoration du Saint-Sacrement; mais on ne peut pas avoir toujours Notre-Seigneur substantiellement présent dans le cœur; on ne peut pas être constamment à ses pieds; on peut avoir toujours son image sur soi ou avec soi, et cette image vous dira bien des choses.