Depuis plusieurs jours, je me préparais à cette fête, et, comme je vous le disais, je crois, dans ma dernière lettre, j’aurais voulu qu’elle fût pour moi comme une seconde naissance. C’était la pensée qui me frappait le plus. Or, pour me mettre à même de bien entrer dans le mystère de la naissance de Marie, j’ai passé, tous ces jours-ci, plusieurs heures à réfléchir. Les choses qui m’ont le plus frappé sont la nécessité d’un dévouement sans bornes, d’une grande délicatesse de conscience, et puis un grand remords de ne pas vous avoir assez poussée au bien. Aussi, ma chère enfant, je tiens à vous en demander pardon, et, si je ne le fais pas à genoux, c’est parce que la Règle de saint Augustin le défend Ce matin, à la messe, j’ai renouvelé les vœux que vous savez que j’ai faits. J’en ai fait un de plus, celui de me dévouer entièrement à votre perfection.
Nativité de la Vierge Marie.

