3° DOCUMENTS RELATIFS AUX ORIGINES DE L’ASSOMPTION – Vailhé, Lettres du P. Emmanuel d’Alzon, Tome III.

Informations générales
  • V3-700
  • 3° DOCUMENTS RELATIFS AUX ORIGINES DE L'ASSOMPTION
  • I. NOTES POUR UN PROJET DE CONSTITUTIONS, 1846-1850(1)
    1. BUT DE L'ORDRE
  • Vailhé, Lettres du P. Emmanuel d'Alzon, Tome III.
Informations détaillées
  • 1 AMOUR DE L'EGLISE A L'ASSOMPTION
    1 AMOUR DE LA SAINTE VIERGE A L'ASSOMPTION
    1 AMOUR DU CHRIST A L'ASSOMPTION
    1 AMOUR DU PAPE
    1 ASSISTANTS GENERAUX ASSOMPTIONNISTES
    1 BUT DES AUGUSTINS DE L'ASSOMPTION
    1 CONSTITUTIONS DES ASSOMPTIONNISTES
    1 EBAUCHE DES CONSTITUTIONS DES ASSOMPTIONNISTES
    1 ESPRIT DE L'ASSOMPTION
    1 EXERCICES RELIGIEUX
    1 EXTENSION DU REGNE DE JESUS-CHRIST
    1 FONDATIONS
    1 GOUVERNEMENT DE LA CONGREGATION DES ASSOMPTIONNISTES
    1 NOVICES ASSOMPTIONNISTES
    1 PUNITIONS
    1 RECITATION DE L'OFFICE DIVIN PAR LES RELIGIEUX
    1 RECREATIONS DES RELIGIEUX
    1 REPAS DES RELIGIEUX
    1 TIERS-ORDRE MASCULIN
    1 VERTUS THEOLOGALES
    1 VETURE RELIGIEUSE
    1 VOEU D'OBEISSANCE
    1 VOEUX DE RELIGION
    2 IGNACE DE LOYOLA, SAINT
    3 PARIS, EGLISE SAINTE-GENEVIEVE
  • 1846-1850
La lettre

Le but de l’Ordre se manifeste par le quatrième voeu de travailler à étendre de toutes ses forces le règne de Jésus-Christ dans les âmes: dans la nôtre d’abord, celles de nos Frères et dans celles de tous les chrétiens.

L’esprit de l’Ordre est donc un esprit de zèle et d’apostolat.

Nous tendrons particulièrement à notre but en nous appliquant à faire triompher en nous et autour de nous:.

La foi, par notre esprit de soumission à l’enseignement de l’Eglise et à l’esprit de cet enseignement; par notre amour pour l’unité de l’Eglise et notre filiale dépendance de son chef; par notre respect pour la vérité que nous porterons dans nos études, nous pénétrant de l’importance de notre vocation qui est d’en devenir les défenseurs et les soldats, et, par là, les soldats mêmes de Jésus-Christ, Verbe, Dieu, Vérité éternelle; par notre esprit de foi dans la pratique de l’obéissance, nous plaçant toujours sous la main de nos supérieurs, comme sous la main de Dieu même;

L’espérance, par le détachement des biens de la terre poussé jusqu’à la pratique de le pauvreté évangélique et l’amour des biens surnaturels; par l’humilité, c’est-à-dire le mépris de ce qui est créé [et] même de nous; et par la prière, c’est-à-dire la demande de la grâce et de ses dons, et l’aspiration vers Dieu, principe et terme de l’homme;

La charité: a) par l’amour de Dieu que nous aimerons très uniquement; par la chasteté, c’est-à-dire le renoncement aux plaisirs des sens; par la mortification, gardienne des sens et moyen d’unir quelques souffrances expiatoires à celles de Jésus-Christ; b) par l’amour envers Notre-Seigneur que nous lui témoignerons surtout par l’imitation des vertus, dont il est le parfait modèle; c) par l’amour de la Sainte Vierge, sa mère et notre protectrice spéciale; d) par l’amour de l’Eglise, son épouse; par le zèle pour le salut des âmes, qui se manifestera dans les oeuvres d’éducation entendues dans le sens le plus général du mot, dans les missions chez les infidèles et dans la propagation des oeuvres de charité, à quoi nous pourrons nous faire aider par les Frères du Tiers-Ordre.

Notre esprit doit être un esprit de simplicité, de droiture dans la foi, d’oraison pour nous rapprocher toujours plus de Notre-Seigneur, d’humilité dans les études et de zèle pour le triomphe de l’Eglise.

But de l’Ordre: travailler à sa perfection propre, en étendant le règne de Jésus-Christ dans les âmes.

Point de revenus. Ils posséderont des maisons de campagne et des maisons d’habitation. Mais ils n’auront point de fermiers? Pas d’argent placé sur l’Etat. Saint Ignace accorde certains revenus pour les noviciats.

2. PAUVRETE

Tout devra être en commun, et, quoique chacun ait l’usage de son linge, le supérieur pourra exercer les religieux en leur commandant de faire des échanges.

Lingerie et vestiaire en commun.

On donnera à chacun 300 francs pour son habillement en commençant; plus tard, cela sera supprimé très positivement.

Jamais recevoir de cadeau. Acceptés, on en fait ce que décide le supérieur.

Les pensions que pourront faire aux religieux leurs parents mises en commun.

Exercice dans l’esprit de pauvreté.

Soin qu’ils doivent avoir de leurs affaires par esprit de pauvreté.

Qu’ils soient à la fin de leur noviciat disposés à faire tel usage de leurs biens que leur fixera le supérieur, à moins qu’ils n’en aient déjà disposé.

Tout sera commun et les religieux n’auront pas d’argent. Les dépenses seront faites par l’économe. L’économe rendra compte tous les huit jours au supérieur.

3. OBEISSANCE

Indifférence absolue dans l’acceptation des charges.

Ce que l’on commandera ne devra être contraire à aucune loi divine, ou ecclésiastique, ou civile, à moins que l’Eglise ait déclaré cette loi civile mauvaise.

Permis de faire au supérieur toutes tes observations.

Superiori omnes obediant ut patri, non ad oculum servientes quasi hominibus placentes, sed ut servi Christi facientes voluntatem Dei ex animo, cum bona voluntate servientes sicut Domino et non hominibus.

Ouverture envers le supérieur.

Charité du supérieur pour ses frères.

Obéissance envers tous ceux qui ont quelque charge.

Fuir les conversations sur le compte du gouvernement de la maison. Si on croit les observations bonnes, les faire au Chapitre ou en particulier; sinon, se taire.

Les supérieurs particuliers avertis par les aides spirituels ne profitant pas des avis, on avertira les visiteurs et le Supérieur général; mais tant que les supérieurs particuliers ne seront pas déposés, on devra leur obéir.

4. OFFICE

Que personne ne s’exempte de l’office sans permission, pour laquelle on sera très difficile, l’office étant un des points essentiels de la règle.

On dira l’office romain.

La récitation de l’office, même pour ceux qui ne sont pas prêtres, sub gravi.

On se réunit dans une pièce à part dans l’avant-choeur.

On fixera les offices chantés et les psalmodiés. La psalmodie toujours grave. Les religieux tirent au sort leurs places de choeur pour chaque année, sauf le supérieur et l’assistant.

Jamais, lorsqu’on chantera [l’office], ils ne feront autre chose ou réciteront une autre partie du bréviaire.

Ceux qui ne pourront chanter, mais que leur santé n’empêche pas d’assister au choeur, y seront présents et réciteront leur office tout bas(2).

Que faut-il penser de l’idée de n’obliger à l’office récité en choeur que dans les maisons où il y a douze religieux?

Que penser de l’office dans les missions?

Veut-on quelque chose de plus monacal?

Faut-il se lever quelquefois la nuit?

Il est évident que, si nous nous proposons d’agir surtout par le Tiers-Ordre, nous devons donner plus à notre sanctification personnelle. C’est là pour nous une sorte d’action.

L’office public maintenu, 1850.

5. PRIERE

Lorsqu’un religieux ne pourra faire son oraison à l’heure de, la communauté, il se fera assigner une autre heure par le supérieur.

6. NOVICES

Le noviciat durera deux ans: un an devra être employé à s’occuper de la vie intérieure, un an à la surveillance. On pourra commencer indistinctement par l’une ou par l’autre année.

On ne demandera rien des novices pour leur dot.

Ils pourront donner à la maison ce qu’ils voudront, avant d’avoir fait leurs voeux.

Ils devront n’avoir rien à léguer, à leur mort, et c’est pour cela qu’ils feront bien de laisser à leurs parents tout ce qui peut leur revenir, même de leur vivant???

Convient-il qu’ils aient la disposition de leurs biens?

Que faire pour les héritages?

Quelles conditions d’admission? Un bon esprit, bonne santé, bonne réputation, moyens un peu plus qu’ordinaires(3).

Avant le noviciat, il passera quelques mois de postulat. Six mois? Mais un élève qui sortira d’un collège de l’Ordre pourrait être immédiatement reçu novice, parce qu’il aurait été approuvé. Dans ce cas, il commencerait par faire une année d’exercices religieux, puis une année de philosophie, ce qui serait la seconde année; puis, il ferait ses voeux, avant de commencer sa théologie.

7. REGLEMENT POUR LA JOURNEE

Lever à 5 h. moins 1/4 ou à 4 h. 1/2; 5 heures, Prime; 5 h. 1/4, méditation; 6 heures, étude. Plus tard, on fixera la messe de communauté. 11 h. 1/2, Petites heures, examen. Midi, dîner. Une heure de récréation. 2 h. 1/2, Vêpres; 8 heures, souper; 9. h. 1/4, office(4).

Pour 1850, l’on sonnera l’office du soir à(5). 6 h. 3/4, l’adoration du Saint Sacrement.

B. DORTOIRS

On couchera dans des cellules réunies dans un même corridor, à moins qu’on ne couche pour la surveillance dans le dortoir des élèves.

Une lampe brûlera toute la nuit dans le dortoir.

Jamais de feu dans les cellules. Les officiers pourront en avoir dans leurs offices; on ira se chauffer à la salle commune.

Silence le plus absolu dans les cellules. On ne se visitera jamais sans permission.

9. SILENCE

Voir les Chapitres généraux(6).

10. ETUDES

Tenir essentiellement à unir l’étude à la piété, la vérité à la charité, à se fortifier l’âme par la vérité et la charité et à réaliser ainsi en soi la puissance, la vérité et l’amour de Dieu(7).

11. REPAS

On lira pendant les repas.

Les religieux servent à tour de rôle, à moins que ce ne soient les Frères convers.

Propreté. Frugalité. Sobriété.

Ne jamais se plaindre en public de la nourriture; on fera les observations en particulier. Si la santé exige quelque adoucissement, on en préviendra le supérieur.

Qu’on ne se retarde pas sans motif.

Si on invite des séculiers, toujours la lecture.

N. B. -Sur une feuille détachée, qui semble de la même époque, on lit ce qui suit:

On gardera toujours le silence au réfectoire.

Celui qui sert le déjeuner et le goûter sera à la disposition de ceux qui voudraient prendre quelque chose: le matin, de 7 h. 1/2 à 8 h. 1/2; le soir, de 4 heures à 5. Passé ce temps, on ne trouvera au réfectoire que du pain et de l’eau.

On s’arrangera pour qu’il n’y ait que deux tables, de façon que ceux qui n’auront pu assister à la première attendront la seconde, pour dîner ou souper. Ceux qui arriveront après le Benedicite baiseront la terre en entrant. Ceux qui n’assisteraient pas à la première table sans motif seront punis. Ceux qui arriveront trop tard ou qui auraient besoin de sortir avant la fin du repas préviendront celui qui préside.

On fera une lecture, pendant le dîner et le souper, à la première table; à la seconde, on gardera le silence.

Si l’on a quelques observations à faire sur la nourriture, on les communiquera au supérieur et pas à d’autres.

12. RECREATIONS

Le silence doit être habituel, sauf les heures de récréation; on doit alors parler à voix basse. On a une heure de récréation après dîner, trois quarts d’heure après souper.

Obligation pour le supérieur d’être à toutes les récréations.

Les veilles des fêtes où l’on doit se lever pour chanter l’office, on va se coucher aussitôt après souper.

Jamais de laïques n’y assisteront, mais les membres du Tiers-Ordre.

Vacances chez les parents?

Eviter sur toutes choses de parler politique.

13. PRISE D’HABIT ET PROFESSION

On renouvellera les voeux une fois par an.

On n’admettra à la prise d’habit qu’au bout de six mois, à la profession qu’au bout de deux ans au moins et en général de trois.

Voir dans les Constitutions des Chanoines réguliers la formule de la prise d’habit, p. 91.

Le maître des novices peut-il à lui seul renvoyer?

Retraite de dix jours avant la profession.

14. DU CHAPITRE

Le Chapitre se tient tous les huit jours, autant que possible le vendredi soir ou le samedi soir.

Dans les maisons d’éducation, on pourra prendre de 8 h. 45 à 9h.15.

Lorsque tout le monde est réuni dans le lieu désigné, le supérieur récite à genoux le Miserere, qui se continue ou à deux choeurs, ou entre le supérieur et le reste de la communauté. On récite l’Ave Maria et l’oraison: Respice, quaesumus super hanc familiam tuam.

On lit un chapitre de la Règle ou des Constitutions. Quand ce n’est pas le supérieur qui fait la lecture, on demande la bénédiction. Iube, domne, benedicere. Le supérieur répond: Regularibus disciplinis instruat nos magister coelestis. Le supérieur fait arrêter en prononçant ces mots: Tu autem, Domine, miserere nobis.

S’il a quelques avis à donner, il les donne. Après quoi, les Frères convers et les novices font leur coulpe et se retirent. Les religieux de choeur continuent, et, quand elles sont terminées, si le supérieur a quelque chose à dire, il le dit. La réunion se termine par le psaume Deus misereatur nostri et le Sub tuum.

L’on admet diverses espèces de fautes, dont on s’accuse au Chapitre; ce ne doivent être que des fautes extérieures.

Le supérieur doit proportionner la peine à la gravité de la faute. Si pourtant la faute atteignait une certaine gravité, il devrait en référer au Supérieur général.

15. RETRAITE

Un jour de retraite par mois, une retraite par an.

16. CONGREGATION DES FEMMES

Le Supérieur général nomme un visiteur, qui lui rend compte de ses visites.

17. GOUVERNEMENT GENERAL

Le Supérieur général doit-il être à vie?

A-t-il, seul, voix délibérative pour les affaires de l’Ordre?

Pour les admissions, doit-il donner seul sa voix? Ou le provincial? Ou bien devra-t-on mettre le noviciat près du Supérieur général, ou ailleurs, avec un conseil de Pères, pour examiner les novices?

Le gouvernement général reposera-t-il sur le supérieur ou sur les Chapitres généraux?

Vaut-il mieux laisser le soin de convoquer les Chapitres généraux: 1° au Supérieur général; 2° aux assistants réunis, si le S[upérieu]r g[énér]al prévariquait.

On ne parle pas de celui qui a lieu, à la mort du Supérieur g[énér]al et qui, une fois le S[upérieu]r g[énér]al élu, peut, si celui-ci y consent, s’occuper d’autres sujets(8).

18. CONSEIL

Le Conseil jusqu’à nouvel ordre se compose du supérieur, de quatre membres qui seront un jour assistants, et du secrétaire du supérieur qui n’a pas voix délibérative.

Le Conseil a-t-il voix délibérative contre le supérieur? Ou bien le Conseil peut-il s’opposer à la décision d’une mesure prise par le supérieur, mais sans pouvoir le forcer à quoi que ce soit? Ou bien a-t-il seulement le droit de déposer le général ou de convoquer le Chapitre général pour examiner la question entre le général et lui? Le Chapitre général déposera celui ou ceux dont la conduite aura été désapprouvée.

Dans la règle de saint Benoît, l’abbé décide de tout; dans celle de saint Augustin, il n’est pas question de Conseil.

Dans les maisons de noviciat, il faut un Conseil pour l’admission au noviciat et à la profession.

19. MAITRE DES NOVICES

Le maître des novices sera le supérieur du noviciat, quand les maisons seront séparées. On lui donnera un aide pour les exercices extérieurs.

20. NOVICES

Conditions: bonne réputation, santé, point de dettes, bon caractère, aptitude à l’étude, amour de Jésus-Christ, désir de se remplir de son esprit et de le communiquer; pas dans d’autres communautés; jamais considérations d’argent.

Reçus à la simple majorité du Conseil, proposés par le maître des novices et le supérieur, approuvés par le Supérieur général.

Jamais les voeux avant vingt et un ans, et si l’on a été exempté de la conscription.

Maisons de noviciat: autant que possible, une seule.

Prendre soin de ceux qui se retirent. On leur permet, s’ils le demandent, de prolonger leur noviciat, mais pas au delà de cinq ans. Ceci n’est pas une obligation.

Le maître des novices peut-il à lui seul renvoyer?

Le premier noviciat de deux [ans]; un troisième [an] la neuvième année pour le quatrième voeu.

Conditions de vertu et de science, à moins que ce ne soit aux missions étrangères.

21. SUPERIEURS PARTICULIERS

Elus pour trois ans, mais ils peuvent être renouvelés de trois ans en trois ans définitivement(9).

22. ECONOME. PROPRIETES

On qcceptera des dons, mais pas de fondations.

On s’arrangera pour avoir un noviciat au Vigan.

23. MALADES

Le soin des malades est un des plus importants. Il faut leur procurer tout ce qui est nécessaire pour le rétablissement de la santé, et tout ce qui peut les empêcher de perdre l’esprit de ferveur.

24. DES FRERES CONVERS

Les Frères convers sont chargés des travaux matériels de la maison.

Les Frères convers feront un postulat de six mois, un noviciat de deux ans. Leurs voeux ne seront pas d’abord perpétuels; au bout de cinq ou dix ans, ils pourront les rendre perpétuels.

25. CHAPITRE

On commence par la lecture d’un chapitre de la règle.

Il y en a un au moins tous les huit jours.

On s’accusera soi-même.

Le supérieur peut donner des avertissements généraux et particuliers.

On peut faire des proclamations, mais jamais sans que le supérieur n’ait été prévenu.

On peut y imposer des pénitences publiques.

26. SANCTIONS

Peines légères Celui qui arrivera [en re]tard baisera la terre ou se prosternera pendant un Ave, Maria.

Celui qui aura ri à l’église, item.

Celui qui aura cassé quelque chose se présentera au Chapitre avec l’objet cassé.

Celui qui aura manqué un exercice passera une récréation dans sa chambre à copier ou à dire son chapelet(10).

Peines graves: On est privé de la permission de sortir pendant une ou plusieurs semaines.

On mange à genoux au milieu du réfectoire.

On reste à genoux pendant une partie considérable de l’office.

On est exclu du Chapitre, après qu’on y a fait sa coulpe(11).

Peines très graves: Des jeûnes au pain et à l’eau. La séquestration. L’expulsion.

Toutes les peines doivent être reçues de bon gré, car si elles ne l’étaient pas, on pourrait prononcer l’exclusion.

Privation de voix active et passive(12).

Le refus d’obéissance pendant trois jours implique la dénonciation au Su[périeur] gén[éral], qui peut prononcer l’exclusion. La dot, si l’on en a porté, est rendue. On n’est obligé à aucun autre dédommagement.

On peut dispenser de la peine.

27. RELATIONS EXTERIEURES

Que les sorties soient le plus rares possible, et, autant que faire se peut, du lever au coucher de soleil.

Les clés portées, à 10 heures au plus tard.

On ne recevra pas dans les cellules.

On ne dînera que le plus rarement possible chez les étrangers, jamais sans nécessité.

Simplicité dans les voyages, modestie à exercer(13).

On vient de dire qu’on ne recevrait pas dans les cellules. Cependant, il faut examiner s’il ne serait pas possible que, quelquefois, les maîtres pussent recevoir les élèves dans leur chambre. A examiner?

On permettra en général aux religieux d’assister leurs père et mère à la mort, ou du moins de leur faire une visite pendant une grave maladie, quand, du reste aucun motif raisonnable ne s’y oppose.

Jamais un religieux ne se mêlera de politique.

28. ETUDES

Tout novice fera après son noviciat un cours d’étude, qui sera fixé selon ce qu’il sait déjà.

Ceux qui ne sont pas prêtres ne le seront pas avant trente ou trente-trois ans.

On cherchera à leur procurer un certain agrément dans ces maisons.

On consultera la règle des Chanoines réguliers pour les vacances et les études, p. 105.

29. DES FONDATIONS(14)

La fondation des maisons doit reposer avant tout sur une immense confiance en Dieu, parce que, après avoir examiné si les oeuvres proposées doivent tourner à l’extension du règne de Notre-Seigneur, nous ne devons plus nous mettre en peine du succès ou du non-succès; le défaut de réussite devant nous être utile quelquefois pour nous tenir dans une continuelle défiance de nous-mêmes. Mais sur toutes choses nous devons fuir les motifs humains qui pourraient nous déterminer à prendre une maison plutôt qu’une autre.

30. HOSPITALITE

Il paraît très nécessaire d’éviter les repas, et peut-être vaut-il mieux que l’on sache avec quelle sévérité on se conduit. Cela ne peut que faire du bien pour l’édification.

Faire servir les étrangers à part, les anciens élèves à la seconde table.

Quelquefois, par exemple à certaines fêtes, des repas plus solennels. Mais tendre plutôt à réduire toujours qu’à augmenter.

S’appliquer à rendre le séjour de la maison agréable aux anciens élèves, profiter de leur visite pour leur inspirer l’idée de faire des retraites.

31. DES ETABLISSEMENTS

Plus les maisons seront saintes, plus elles seront agréables à Dieu, et plus elles réussiront dans l’ordre de sa volonté. Ce que nous devons donc nous appliquer à acquérir, c’est la sainteté dans nos établissements.

Notes et post-scriptum
1. Ce projet, écrit tout entier de la main du P. d'Alzon, est contenu dans deux cahiers à couverture verte et de grand format. L'un et l'autre portent sur le dos: *Constitutions n° 1*, et *Constitutions n° 2*. Nous les avons paginés et cotés n° 51. On trouve, en tête du premier cahier, sur une feuille qui a été collée, une liste de 23 titres ou chapitres de la première partie des Constitutions qui devaient être traités dans ce cahier; quelques-uns seulement, 16 en tout, ont quelques notes, fort sobres du reste, que nous avons reproduites. Les numéros précédant les titres ne sont pas dans le manuscrit. Les autres chapitres de cette première partie qui n'ont pas été traités sont: 3° chasteté, 5° zèle pour le salut des âmes, 8° humilité, 9° charité, 10° mortification, 18° lectures, 19° sacrements. En tête du second cahier, également sur une feuille détachée, se voit une liste de 24 sujets ou chapitres qui devaient constituer la seconde partie des Constitutions; quelques-uns seulement, 12° en tout, ont quelques notes que l'on trouvera ci-après. Les autres chapitres de cette seconde partie qui n'ont pas été traités sont: 2° supérieur général, 3° assistant général, 4° aide spirituel, 16° visites régulières, 17° collèges, 19° maîtres, 20° bibliothèque, 21° habits et linge, 22° frères défunts, 23° bonnes oeuvres, 24° missions. Ces deux derniers titres ont été ajoutés visiblement après coup, en 1850 sans doute.
On remarquera bien vite que, sauf pour le premier chapitre relatif au but de l'Institut, nous n'avons ici que des notes, dont quelques-unes ont trouvé place dans les Constitutions, lorsqu'elles furent rédigées, tandis que d'autres furent délaissées.
2. Jusqu'ici, les notes relatives à l'office sont antérieures à 1850, celles qui suivent sont de l'année 1850.
3. Jusqu'ici, les notes relatives aux novices sont antérieures à 1850, le paragraphe suivant est de 1850, ainsi que l'encre en fait foi.
4. Ce règlement est antérieur à 1850 et semble répondre à celui de l'année 1847. Un autre règlement, se trouvant sur une feuille détachée, porte ceci: Lever, 4 h. 1/2; méditation, 4 h. 3/4; prière, 5 h. 1/4; prime, 5 h. 35; messe des convers...; noviciat, 4 heures du soir.
5. L'heure manque.
6. Ce renvoi paraît postérieur à notre époque.
7. Cette note se lit sur une feuille détachée, mais qui est certainement de l'époque 1846-1850.
8. Sur la colonne d'en face, on lit cette longue note:
*A Sainte-Geneviève*. - Le Sup[érieur] g[énér]al, trois assistants.
On ne peut forcer le sup(érieur] à faire ce qu'il n'a pas proposé; mais si les trois assistants ne sont pas de son avis, il ne peut rien faire. Si un seul assistant est de son avis, les deux autres sont tenus à signer la délibération sans faire mention de leur opposition, à moins que la chose ne leur paraisse contre les Constitutions.
Le procureur général assiste aux conseils où l'on traite des affaires temporelles, mais seulement avec voix consultative.
On peut appeler au conseil les visiteurs, les anciens supérieurs, mais rien qu'avec voix consultative.
Au Chap[itre] général, on nomme 14 définiteurs, chargés de la réélection des supérieurs de maison; ce qui se fait, en cas de mort, dans l'intervalle du Chap[itre] gén[éral] par le Sup[érieur] gén[éral] et les assistants.
Les visiteurs ne pourraient-ils pas être de la maison-mère?
9. Sur la colonne d'en face, on lit cette note: "A Sainte-Geneviève, nommés aux chapitres généraux par les definiteurs."
10. Sur la colonne d'en face on lit cette note: "*Fautes légères*; manquer un exercice, rire à l'église, arriver tard à l'office au réfectoire."
11. Sur la colonne d'en face, on lit cette note: "*Fautes graves*: Parler contre les Frères ou contre les supérieurs."
12. Sur la colonne d'en face, on lit cette note: "*Fautes très graves*: L'ivresse, un manque de délicatesse pour l'argent, des coups."
13. Ce qui suit paraît être une note ajoutée en 1850. L'encre est plus fraîche.
14. Ce paragraphe et les deux suivants sont sur des feuilles détachées et enfermées dans un des deux cahiers. L'écriture et l'encre sont visiblement de cette période, de 1850 très probablement.