Cher ami,
1° Voici le manuscrit du prospectus que m’envoie Mme Durand. Je crois que nous pourrons causer de cela mercredi soir, ou jeudi matin. L’idée du prospectus ne me sourit guère. Et à vous ?
2° J’ai reçu une lettre de Poulin, d’Avallon; il ne peut avoir Lescoeur. Guérin est fort incertain; il n’y a guère que Chatel. Je lui écris qu’il fasse ses efforts pour avoir Chatel, car Daubigny me va fort peu.
3° L’idée que vous me communiquez veut être très fort mûrie. Je la trouve très bonne, mais ira-t-elle à Monnier ? Enfin jeudi soir, nous en causerons. Il est impossible que je vous écrive au Vigan, ma lettre ne vous y arriverait pas. Cardenne se chargera de la porter à Nîmes, où elle vous sera remise à votre arrivée. Je vous renvoie la lettre de Poulin et celle que j’ai reçue de lui.
Adieu, cher ami. Au grand plaisir de vous revoir mercredi soir ou jeudi, à 9 heures du matin ! Tout à vous avec le coeur le plus dévoué.
Ne vous inquiétez pas des surveillants. Bientôt nous en aurons trop; la supérieure, de son côté, fait chercher, mais je trouve que Poulin a ouvert la véritable veine. Rappelez-moi de vous en causer. J’oublie l’orthographe et le français. Cattier accepte, mais supposé qu’il ne voulût plus, il ne faudrait plus le trop presser.Si Sauvage va à Besançon, ne pourrait-on pas le faire remplacer par le protégé de M. Lenthéric ?

