DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.37

4 mar 1859 Nîmes VARIN_MADAME

Dès qu’il le pourra, il viendra célébrer la messe dans la chapelle funéraire élevée à la mémoire de M. Varin. – Pour le départ de sa fille Isaure, il ne veut en rien provoquer l’événement. – Puisse-t-elle trouver des associées pour l’adoration perpétuelle fondée à Alès.

Informations générales
  • DR03_037
  • 1201
  • DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.37
  • Orig.ms. ACR, AP 68; D'A., T.D. 40, n. 16, pp. 192-193.
Informations détaillées
  • 1 ADORATION PERPETUELLE
    1 CHAPELLE PRIVEE
    1 DEVOTION EUCHARISTIQUE
    1 VOCATION RELIGIEUSE
    2 VARIN d'AINVELLE, J.-B.-FELIX
    2 VARIN D'AINVELLE, JEANNE-EMMANUEL
  • A Madame Varin d'Ainvelle
  • VARIN_MADAME
  • Nîmes, le 4 mars 1859.
  • 4 mar 1859
  • Nîmes
  • Evêché de Nîmes
La lettre

C’est à Nîmes, Madame, que votre lettre me revient de Paris. Veuillez croire que je serai très heureux de vous donner la preuve de sympathie que vous voulez bien me demander. Mais, une fois votre chapelle bénite, il faudra voir si je pourrai venir tout de suite célébrer le saint sacrifice sur ce cher tombeau. C’est ce que je ne puis promettre en ce moment, malgré toute ma bonne volonté d’offrir ce pieux hommage à la mémoire de M. Varin.

Non, je n’ai pas voulu vous troubler, mais seulement vous dire toute ma pensée, et comme je pense tout haut avec vous, ma pensée ne va pas au-delà de mes paroles. Je ne pense pas qu’il faille brusquer, mais tenir compte des angoisses de Mlle Isaure. Vous avez été trop généreuse, pour que je ne m’en rapporte pas entièrement à vous de l’appréciation des circonstances qui hâteront ou retarderont cet événement. Veuillez donc reprendre auprès du Saint-Sacrement votre paix et demander à Notre-Seigneur qu’il vous conduise vite ou lentement, selon qu’il le jugera bon. Toutefois, tenez un peu compte de notre petite personne.

L’adoration perpétuelle fondée à Alès est une bien bonne chose. Tâchez de trouver des associées assez ferventes pour que l’oeuvre commencée ne tombe pas.

Veuillez agréer, Madame, l’hommage de mes sentiments les plus respectueux.

E.D'ALZON.
Notes et post-scriptum
J'oubliais d'ajouter que si vous ne tenez pas à ce qu'on dise la messe à votre chapelle, tout de suite après la bénédiction, je suis toujours à vos ordres. Mais il me semble que vous désirez profiter le plus tôt possible de la consolation de faire offrir le saint sacrifice dans ce petit sanctuaire. C'est le seul motif qui m'arrête à vous renouveler positivement une promesse, que je serais si heureux de tenir.