Ma chère fille,
Quoique je ne vous parle ni ne vous écrive, je n’en pense pas moins à vous. Or, le jour où je suis allé à Notre-Dame de Rochefort(1) avec les anciennes élèves de Saint-Maur, j’ai prié très particulièrement pour vous. Et je me sens poussé à vous dire depuis lors que Dieu vous demande surtout un très amoureux oubli de vous-même entre ses mains, de façon à ce que vous ne vous comptiez pour rien auprès des autres, afin que Notre-Seigneur vous compte pour tout dans son coeur.
Voilà ce que je me sens poussé à vous dire. J’ignore si ces paroles correspondent à quelque disposition de votre âme; prenez-les toujours avec le même coeur que je vous les adresse.
Tout à vous, ma chère enfant, en Notre-Seigneur.

