Cher ami,
La question que vous me posez est très embarrassante(1), parce qu’elle dépend du caractère des gens que ni vous ni moi ne connaissons et à qui la réponse s’applique. Je crois, somme toute, qu’il vaut mieux ne rien dire, parce que vous ne connaissez pas, non plus, le confesseur et qu’il y a des gens qui se susceptibilisent beaucoup plus que vous ne pensez. C’est à la jeune personne qu’il faut s’adresser.
Que le Fr. Raphaël fasse comme il voudra, à moins que M. de C[abrières] n’y tienne(2). Dans ce cas, je tiens aussi à contenter le petit abbé et je demande ce sacrifice au Fr. Raphaël. Que M. Durand m’écrive, quand il le pourra, la lettre qu’il m’avait promise. Quant à M. Guyot, je lui écrirai, dès que j’aurai les idées de M. Durand. J’ai prévenu M. Bouchet. Durand pourrait le prévenir encore au sujet de M. Vidal. J’écrirai aussi à M. Raux(3). Je pense que la discipline pourrait aller comme vous l’indiquez. Le P. Picard sera libre le 22 août.
Adieu, cher ami. Je suis écrasé de lettres. Tout à vous.

