DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.149

A son grand regret, il ne pourra la recevoir à Lavagnac.

L’homme propose et Dieu dispose, ma chère fille. Je ne sais si je pourrai aller à Lavagnac, et si j’y vais, il me faudra en partir le 24, au matin, après y avoir passé quelques heures seulement. Je viens en toute hâte et toute tristesse vous dire combien je suis désolé de ne pas vous y recevoir, comme je l’aurais tant voulu, mais je suis obligé d’être le 25 à Nîmes.

Croyez que ce projet, que je préparais depuis si longtemps, m’est pénible à sacrifier; je m’en console par la pensée que je vous reverrai bientôt, ainsi que ma chère petite Amélie.

Adieu, ma fille. Madame Flandrin ne vous ramènera-t-elle pas plus tôt que vous ne pensiez?

Tout vôtre en Notre-Seigneur.