Mon cher ami,
Vous êtes encore aumônier d’Auteuil(1), et c’est à Auteuil que je vous écris pour vous prier de me tenir un peu au courant de ce que vous faites et de ce que devient le fameux projet de vente de Clichy(2). Il faut beaucoup prier Dieu, pour savoir avant tout ce qui lui est le plus agréable. Quant à nous, ce que nous avons de mieux à faire, c’est de nous souvenir que nous sommes des ingrats qui méritons toutes sortes de châtiments. Ah! si nous étions bien convaincus de cette vérité, que nous prendrions plus gaîment nos épreuves!
En retournant à Clichy, je vous conjure de reprendre de la règle tout ce que votre santé vous permettra. Montrez du zèle, de la charité, de la douceur, de la patience et surtout un grand esprit de foi. Ne cherchons que Dieu et nous le trouverons.
Adieu. Tout à vous en Notre-Seigneur.

