Restez à Paris, ma bien chère fille, si cela vous est utile(1). Il y aurait eu pour moi une grande joie à vous voir, mais ce n’est pas ce dont il s’agit entre nous. Votre santé d’abord.
Croyez-vous que de Clichy on ne m’a pas écrit un mot des pouvoirs qu’on vous aurait donnés, que je ratifie avec joie? Mais convenez que le procédé de leur part est singulier.
Je cherche à vous expédier Mlle Varin au plus tôt(2); elle le désire autant que vous et moi. Soeur M.-Aug[ustine] est abasourdie de la rudesse avec laquelle je la [mène], mais elle accepte cette rudesse, et je crois au fait qu’elle lui est très utile. Nous aurons sous peu, j’espère, Marie Correnson. Je sais que ses parents n’y mettront que les retards convenables. J’attends Thérèse de Rocher ces jours-ci, je verrai de vous la pousser. L’entrée de Mlle Varin a produit un admirable effet.
Adieu, chère fille. Notre-Seigneur me pousse à être un peu plus à lui. Demandez-lui de m’empêcher de lui résister. Je voudrais bien donner l’habit à Nathalie(3), mais si c’est tout de suite, ce me sera impossible. Adieu.

