DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.212

Il n’a pas eu le temps de lui écrire de Paris, où a eu lieu la prise d’habit de sa fille dont le bonheur est grand. – Il lui envoie une mèche de cheveux coupée à cette occasion. – Remerciements pour une étole. – Il espère la voir bientôt.

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DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.212
Orig.ms. ACR, AP 73; D’A., T.D. 40, n. 21, pp. 198-199.

Bordeaux, 16 février 1860.
16 feb 1860
Bordeaux

Madame,

Je voulais vous écrire de Paris; le temps m’a manqué. Notre petite novice(1) a pris l’habit et je puis vous assurer, que dans les quelques conversations que j’ai eues avec elle, elle m’a exprimé un tel bonheur d’être religieuse, et religieuse de l’Assomption, qu’il n’y a pas à douter qu’elle ne soit où Dieu l’appelle. Merci de l’étole que vous m’avez fait remettre; ce me sera un bien bon souvenir. Permettez-moi de vous envoyer un peu de votre bien: c’est la mèche de cheveux que j’ai coupée à Soeur Jeanne-Em[manuel], au moment de sa prise d’habit. Il me semble qu’elle doit avoir un prix tout spécial pour vous.

Je serai à Nîmes le premier vendredi de carême(2) et j’espère vous voir bientôt, au moins à Alais. Veuillez recevoir, Madame, l’expression de mon plus respectueux dévouement.

1. Sa fille Isaure. 2. C’est-à-dire le 24 février.