DERAEDT, Lettres, vol. 3, p.217

Il partage sa tristesse de la mort de Soeur M.-Joséphine et fait prier pour elle. – Il prépare les sermons qu’il donne aux enfants quatre fois par semaine. – La prédication du P. Monsabré.

Je n’ai qu’une minute, ma chère fille, mais je veux vous dire toute la part que je prends à votre tristesse. Dieu a fait une bien grande grâce à cette bonne Soeur M.-Joséphine(1), et je suis convaincu que si elle n’a pas été tout droit au ciel, son patron l’y introduira au plus tard demain. J’ai fait prier pour elle, mais je ne sais pourquoi je ne pense pas qu’elle en ait un grand besoin. Ses défauts étaient des enfantillages, et je me figure que le bon Dieu ne les aura pas pris au sérieux et qu’il aura tenu plus compte de ses bonnes dispositions.

Je ne veux pas me répéter en prêchant mes enfants quatre fois par semaine. Voilà pourquoi je suis un peu à la chaîne pour me préparer.

Le P. Monsabré ravit le petit abbé, mais non pas son auditoire(2). Il ne prêche que sur la prière, cela finit par être monotone. Du reste, nous sommes au mieux.

Adieu. Tout vôtre.